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Mission courte

MADAGASCAR – TANJONDROA

 

ENSEIGNEMENT DU FRANCAIS

AUX ELEVES ET AUX ENSEIGNANTS

Ecole primaire publique d’Ambohinanjakana

 

3 - 30 juin 2011

 

 mission La Guilde juin 2011

Enfants et parents d’élèves réunis dans l’école d’Ambohinanjakana

lors du spectacle de fin d’année organisé avec les enseignants

 

Rapport remis le 1er août 2011


SOMMAIRE DU RAPPORT

FICHE DE PRESENTATION SYNTHETIQUE DE LA MISSION.. 3

1/ Présentation générale.. 4

A. La constitution de l’équipe.. 4

B. Les partenaires locaux. 5

C. Le lieu de mission : le village de Tanjondroa, sur la commune de Iarinarivo.. 6

D. Informations sur le pays. 7

2/ Vie sur place.. 8

A. Arrivée à l’aéroport. 8

B. Accueil au centre de vie.. 8

C. Le logement. 8

D. La nourriture.. 9

E. Les transports. 10

F.  La santé.. 11

3/ Activités réalisées. 12

A. Objectif initial et principales activités. 12

B. Public concerné.. 12

C. Organisation quotidienne.. 13

4/ Conseils pratiques. 14

A. À emporter 14

B. À laisser chez soi 14

C. Visa, argent, sécurité.. 15

D. Les week-ends. 15

E. Lexique.. 16

5/ Bilan.. 16

A. Points forts. 16

B. Difficultés rencontrées. 16

ANNEXES. 18

Le célèbre arbre du voyageur ou Ravenala

 
FICHE DE PRESENTATION SYNTHETIQUE DE LA MISSION

 

 

* Composition de l’équipe de juin 2011 : 3 bénévoles

 

* Localisation : village de Tanjondroa, commune de Iarinarivo, district d’Ambohidratrimo

(environ 15 km de Tanananarive, dont 7 km de piste, soit 1h de trajet en 4x4).

 

* Partenaire : Association française Aéro-partage, Sur place : Célia ERNOULD

Aéropartage a participé à la construction d’un centre de vie au cœur de Tanjondroa, village rural très démuni, pour accueillir des volontaires réalisant des activités d’éveil et de français pour les enfants et de soutien en français pour les enseignants des établissements scolaires publics des environs.

 

* Public concerné : 266 enfants âgés de 6 ans à 13 ans environ + 5 instituteurs

 

* Objectifs : Au sein de l’Ecole primaire publique d’Ambohinanjakana (commune de Iarinarivo)

=> Assister les instituteurs dans leur classe pour les matières enseignées en français, en rendant les cours plus vivants et ludiques pour motiver les élèves.

=> Développer l’aisance des instituteurs en français à travers des cours de conversation.

 

* Matériel disponible : Le centre de vie dispose de manuels scolaires, dictionnaires et livres pour enfants, de jeux de société éducatifs, de ballons, cordes à sauter et élastiques (pour jeu collectif), de globes terrestres, etc.

 

* Infos pratiques (divers) :

- Visa obligatoire à demander à l’ambassade ou directement sur place à l’aéroport de Tana.

- Logement : Dans le centre de vie de Tanjondroa. Bon confort. Prévoir sac de couchage.

- Accueil à l’aéroport par la correspondante locale, Célia Ernould.

- Moyens de communication : possibilité d’acheter une carte SIM locale si téléphone débloqué – cyber café à Tana.

- Recommandations santé : traitement anti-palu, vaccins courants + typhoïde et hépatite A.

- Hôpital le plus proche : Ambohidratrimo, 20 minutes en voiture (pour les urgences : Tana).

 

* Difficultés rencontrées :

Conditions de vie rudimentaires et commune isolée. Barrière de la langue (français très peu parlé).

Niveau de français des instituteurs faible dans l’ensemble malgré les enseignements obligatoires en français.

 

 


1/ Présentation générale

A. La constitution de l’équipe

Nous sommes parties à trois volontaires, au lieu des quatre prévus initialement : Lucile, Carine et Aurore. Nous nous sommes rencontrées lors de la journée de formation organisée par la Guilde. Pour notre groupe, cette réunion a eu lieu un peu tard, à un mois seulement du départ. Le temps restant, au vu de nos obligations professionnelles ou universitaires, ne nous a pas permis de rechercher des financements auprès d'associations, à la différence du groupe de volontaires de l'année précédente.

 

Nous nous sommes revues le lendemain de cette journée pour découvrir le minimum sur les autres membres de l'équipe, à savoir : présentations, centres d'intérêt, attentes vis-à-vis de la mission.

Outre un premier « brainstorming » sur les activités envisagées dans le cadre de la mission et le matériel nécessaire, nous avons également adopté quelques règles relatives à notre organisation sur place et partagé des informations essentielles :

-         désignation du chef d'équipe, Aurore, qui semblait la plus habituée à la paperasse,

-         instauration d'une bourse « commune » mais nous n'avons pas désigné de trésorière (avec le recul cela aurait été plus simple),

-         informations à caractère médical comme groupe sanguin, allergies, maladies, régime alimentaire, mal des transports, etc.,

-         décision de créer une messagerie électronique commune tanjondroa062011@gmail.com, suivant les recommandations de la Guilde, pour y archiver nos documents importants (pour chaque bénévole, copie du passeport, du visa, du certificat de vaccination, des ordonnances, de la carte d’assurance, du billet d’avion, des numéros d’urgence). Vous pouvez bien entendu utiliser cette adresse pour d’éventuelles questions !

-         choix de constituer des trousses à pharmacie individuelles[1], étant donné que la durée de nos séjours respectifs variait d’un à trois mois (le surplus pouvant être laissé au centre de vie ou au dispensaire, par l’intermédiaire de Célia).

 

 


B. Les partenaires locaux

La principale association partenaire de cette mission est Aéro-partage. Elle est représentée à Tana par Célia Ernould, de manière permanente et à titre bénévole. Fortement impliquée dans la vie des associations humanitaires locales, Célia a été très engagée dans la création du centre de vie dès sa conception. Elle nous a apporté un soutien précieux tout au long de ces quelques semaines.

 

Fondée en 1997 au sein de la compagnie aérienne CORSAIR, membre du groupe NOUVELLES FRONTIERES, Aéro-partage est une association dédiée au service de causes humanitaires. Elle œuvre principalement à Madagascar, qui est l’une des destinations desservie par Corsair.
Ses membres actifs font partie de toutes les catégories professionnelles de la compagnie : navigants, mécaniciens, personnels administratifs et commerciaux.

Aéro-partage a apporté les fonds nécessaires à la construction du centre de vie de Tanjondroa (fondations, murs et charpente). Aéro-partage a également contribué au financement des nouveaux locaux de l’école primaire d’Ambohinanjakana, inaugurés en 2009. De plus, les équipages acheminent régulièrement du matériel collecté en France, notamment des manuels scolaires pour la bibliothèque du collège et des vêtements pour des distributions aux élèves.

Durant notre mission, nous avons eu le plaisir de recevoir plusieurs visites de membres d’Aéro-partage et/ou d’équipages de Corsair.

 

Cette petite association, française également, a financé l’aménagement intérieur du centre de vie. Ses fondatrices, Myriam Hantute et Aurélie Couvret, sont venues nous rencontrer à la journée de préparation au départ. Elles nous ont prodigué des conseils sur la mission et les conditions de vie sur place, et nous ont transmis des informations pratiques et recommandations émanant Célia.

 


C. Le lieu de mission : le village de Tanjondroa, sur la commune de Iarinarivo

Le centre de vie est situé au cœur du village de Tanjondroa, à dix minutes à pied de l’école primaire publique d’Ambohinanjakana et environ quinze minutes en vélo du collège d’Iarinarivo (5 km).

L’enclavement qui caractérise la commune surprend : bien que très proche des faubourgs de Tana, Iarinarivo n’est desservie que par une piste difficilement carrossable et ne bénéficie d’aucune infrastructure publique, excepté quelques établissements scolaires. Les habitants n’ont ni eau courante ni électricité, et doivent se rendre – souvent à pied – au chef-lieu de district, Ambohidratrimo, pour faire leurs courses au marché[2], écouler leur production agricole, poursuivre leurs études pour ceux qui en ont la possibilité (lycée ou formation professionnelle), etc. Outre l’agriculture de subsistance et l’élevage, qui concentrent la plupart des emplois, on trouve aussi au village des fabricants de briques pendant la saison sèche (l’hiver).

Le christianisme est pratiqué par une grande partie des Iarinariviens, les catholiques étant semble-t-il plus nombreux que les protestants. Les églises et les temples de la commune sont des lieux incontournables de la vie du village, où les habitants affluent pour la messe du dimanche.

Les distractions sont rares à Tanjondroa ; des films en malgache sont cependant projetés assez régulièrement dans une petite remise. Ambiance assurée !

Pour des informations détaillées sur la population et les infrastructures de Iarinarivo, merci de consulter le rapport de mission d’août 2010, très complet.

 

 


D. Informations sur le pays

Pour une présentation de Madagascar en portraits et en images, nous vous invitons à regarder les brefs reportages diffusés par Arte à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance :

http://afrique.arte.tv/blog/?p=4218

 

Nom officiel : République de Madagascar

Capitale administrative : Antananarivo (Tananarive)

Villes principales : Antananarivo, Toamasina, Antsirabé, Fianarantsoa

Superficie : Totale 587 041 km²   Terre 581 540 km²   Eau 5 501 km²   Littoral 4 828 km

Point culminant : Mont Maromokotro (2 876 m)

Population, 2009 : 19 625 030 habitants

Population urbanisée, 2009 : 30 %

Taux global de fécondité, 2009 : 4,6 enfants par femme

Langues usuelles : malgache (officiel), français (officiel, Etat membre de la Francophonie)

Indicatif téléphonique : 261

Fête nationale : 26 juin, Proclamation de l'Indépendance, 1960

Devise nationale : Patrie, Liberté, Honnêteté

Principaux secteurs d'activité : agriculture, aquaculture, agroalimentaire, bois, industrie minière.

Espérance de vie à la naissance, 2009 : 61 ans

Taux de mortalité infantile (moins d’un an), 2009 : 41‰

Taux de mortalité des moins de 5 ans, 2009 : 58 ‰

Enfants de moins de 5 ans souffrant de retard de croissance (OMS), 2003 -2009 : 50%

Taux nets de scolarisation/fréquentation à l’école primaire, 2005-2009 : 76%

Taux de scolarisation dans le secondaire, 2005-2009 : 25 à 30 %

Taux d’alphabétisation des adultes, 2005-2008 : 71%

Taux d’alphabétisation des jeunes (15-24 ans), 2004-2008 : Hommes 73%, Femmes 68%

PIB, 2009 : 8 589 541 847 $

Part du revenu des ménages les 40% les plus pauvres, 2000-2009 : 16%

Part du revenu des ménages les 20% les plus riches, 2000-2009: 53%

Population en dessous du seuil de pauvreté d’1,25 $ par jour, 1994-2008 : 68%

Population utilisant des sources d’eau potable améliorées 2008 : 41% (urbaine 71%, rurale 29%)

Population ayant accès à des installations d'assainissement améliorées 2008 : 11%

 

Sources : UNICEF et Banque mondiale, statistiques en ligne consultées le 27 juillet 2011.

2/ Vie sur place

A. Arrivée à l’aéroport

Notre avion a atterri à l’aéroport d’Antananarivo à 12h45 le 3 juin 2011. Célia nous attendait dans le hall, accompagnée de Gino, son chauffeur. Elle nous a guidées dans nos premières démarches : achat d’une carte sim malgache[3], change, courses alimentaires au supermarché le plus proche (seuls les produits les plus courants sont vendus à Iarinarivo, et à plus forte raison à Tanjondroa). Le premier trajet jusqu’à Tanjondroa (prononcer Tandjoudjou) s’est effectué dans le 4x4 de Célia car le chauffeur d’Aéro-partage était injoignable depuis une semaine.

B. Accueil au centre de vie

Nous avons immédiatement rencontré Rafi, le gardien du centre de vie, et Andry, notre cuisinier. Nous avons également fait la connaissance de la directrice de l’école, Madame Berthine, prévenue de notre arrivée par Célia.

Bien qu’arrivées en début d’après-midi, nous nous sommes laissées surprendre par la nuit, qui tombe en cette saison à 18h (et pas au-delà). Mais nous avions eu le temps d’installer nos moustiquaires au-dessus des lits (1 place), non sans l’aide de Rafi et Andry.

C. Le logement

Situé en plein cœur du village de Tanjondroa, le centre de vie est vaste, bien aménagé et équipé.

Le rez-de-chaussée se compose d’une cuisine (avec 2 plaques au gaz), d’une pièce à vivre, de la pièce du gardien, d’un WC et d’une douche (à l’eau du puits donc froide). Outre les sanitaires, l’étage abrite 3 chambres, l’une étant aménagée en bureau. Couvertures et draps sont à disposition des bénévoles.

L’électricité n’atteint pas le village mais s’arrête à Ambohidratrimo. Notre cuisinier, Andry, qui vit à dans ce village, a pris soin de recharger pour nous les batteries de nos appareils électriques : téléphone portable, radio du centre, et plus rarement lecteur MP3 ou appareil photo. Nous les lui confions le soir et il nous les rapportait le lendemain matin. Nous n’avons pas eu accès au groupe électrogène, temporairement hors d’usage et apparemment très bruyant. Nous vous recommandons de prévoir des lampes frontales et d’acheter sur place des bougies. Le centre dispose d’une lampe solaire (type projecteur) mais cette dernière n’est pas très fiable : après une durée d’utilisation plus ou moins longue, elle grésille à loisir, sans doute sous l’effet d’un faux contact. Ambiance discothèque garantie ! Il faut avouer aussi que nous n’avons pas eu que du grand soleil, ce qui rendait plus aléatoire la charge des batteries. NB : Selon les habitudes de construction des Hauts Plateaux, la maison est orientée Est-Ouest. Veillez donc à changer la lampe de balcon à midi pour obtenir une durée d’éclairage optimale.

D. La nourriture

La préparation des repas et les courses

Marché d’Antananarivo

 

Avant notre départ pour Madagascar, nous avons demandé à Célia de bénéficier des services d’un cuisinier à Tanjondroa, à l’instar de la première équipe de bénévoles envoyée par la Guilde. Andry a succédé à son propre frère, Riza, qui exerçait cette fonction l’an dernier. Contrairement à son beau-père Rafi, Andry est bilingue et nous pouvions donc apprendre avec lui de nouveaux mots en merina et beaucoup de choses sur le village et la région. Nous avons fait une cure de riz rouge et de légume frits locaux. Nous mangions rarement de la viande, même si les habitants savent faire cuire la viande de manière à éliminer les bactéries et évider les maladies.                            

Nous avons fait le plein de vivres au supermarché à deux reprises, et nous avons été ravitaillées une dernière fois par Célia et Gino à une semaine de notre départ du centre de vie.

Rémunéré 6000 ariary par jour par l’équipe, Andry faisait la cuisine pour le déjeuner et les courses correspondantes tous les matins au marché d’Ambohidratrimo, pour un montant moyen de 3000 ariary que nous lui avancions.

 

Conseils d’achat à réaliser en ville (Tana)

-         Fromage à pâte molle type « vache qui rit », se conserve à température ambiante

-         Beurre, à disposer dans un récipient contenant de l’eau changée régulièrement

-         Compote

-         Soupes lyophilisées et boîtes de conserve (notamment sauces et thon)

-         Epices (le tikka masala se marie très bien avec les beaux avocats achetés sur le marché, que l’on peut écraser pour obtenir une sorte de guacamole !)

-         Œufs en quantité, peuvent être gardés 2 à 3 semaines s’ils sont achetés assez frais,

-         Eau en bouteille et boissons à votre convenance (NB : le « fresh » produit pas THB ressemble à du panaché, et l’ensemble des bouteilles en verre sont consignées)

-         Infusions, thé, café, lait (selon votre consommation quotidienne, préférez le lait en poudre car une bouteille de lait UHT ouverte ne passera pas forcément la nuit)

-         Biscottes et céréales

-         Gâteaux et autres plaisirs chocolatés pour les petites baisses de tonus

-         Confiture, miel (bienvenu en cas de mal de gorge)

-         Produits d’hygiène (liquide vaisselle, lessive, lingettes de toilette, gel douche, shampoing à inutile de se charger dans l’avion)

Profitez de vos sorties au restaurant pour savourer de la viande de zébu (steak, brochettes…).


E. Les transports

L’ensemble des déplacements est à votre charge ; prévoir 30 000 à 40 000 ariary depuis/vers Tana.

Durant la 1ère quinzaine, ce sont Célia et Gino qui ont fait les allers-retours Antananarivo – Tanjondroa, dans le véhicule personnel de Célia. En effet, malgré ses tentatives répétées, Célia ne parvenait pas à avoir des nouvelles du chauffeur ni du 4x4 d’Aéro-partage, dont nous étions censées pouvoir disposer les week-ends.

Heureusement, pendant ces 2 semaines, plusieurs équipages de Corsair sont venus visiter le centre et l’école ; du coup, nous avons pu avoir de la compagnie et nous « glisser » dans la voiture de Célia de temps en temps.

Nous vous recommandons donc de partir en emmenant le contact d’un chauffeur malgache de confiance, si vous pouvez vous le procurer auprès de connaissances habitant Madagascar ou y ayant séjourné récemment. Toutefois, même si vous êtes véhiculés, préférez de petites distances et n’espérez pas avaler les km : les trajets sont longs et fatigants, car les grandes routes sont rares.

Se déplacer en taxi-be et/ou taxi-brousse peut vite tenir du parcours du combattant : les pannes sont monnaie courante et sachez que le chauffeur a pour consigne de ne démarrer qu’une fois le véhicule rempli de passagers. Les horaires de départ et d’arrivée à destination sont donc aléatoires, ainsi que la durée du trajet. Toutefois, nous nous sommes armées de patience et avons opté pour ce moyen de transport pour faire le trajet Tana-Andasibe, en changeant de véhicule à Moramanga. Tout s’est bien déroulé et nous étions les seules « vazaha » à emprunter ces taxis à l’aller comme au retour. Seul petit aléa à signaler, représentatif du mode de fonctionnement des ces transports collectifs : au retour, nous devions partir dans une demi-heure… et ainsi de suite, à deux reprises ! Il s’est finalement écoulé plus d’1h30 avant que notre véhicule quitte la gare routière de Moramanga. Un jeu de cartes aide à faire passer le temps dans ce genre de circonstances.

Les taxis de ville à Tana peuvent vous réserver aussi des surprises de taille : pour la plupart très vétustes, ces voitures sont souvent louées à la journée par des chauffeurs qui économisent scrupuleusement l’essence, trop chère pour beaucoup à Mada. Les taxis sont nombreux à couper le contact en descente ou au moindre ralentissement, soit à peu près toutes les deux minutes ! Certains transportent dans l’habitacle une bouteille de carburant, pour pouvoir remplir le réservoir seulement quand il est vide, et consommer ainsi le strict minimum. Or cela peut s’avérer très dangereux dans une vieille bécane, surtout quand celle-ci se démarre « aux fils » !!! Un conseil : ne prenez pas le 1er taxi venu sans avoir vérifié que les conditions minimales de sécurité sont réunies.

 

F.  La santé

Vaccinations

Les vaccins recommandés pour Madagascar sont les suivants : hépatites A et B, DTP, typhoïde.

Le vaccin contre la fièvre jaune n’est indispensable que si on a séjourné dans un pays endémique.

Celui contre la rage est laissé à l’appréciation de chacun, en fonction de ses éventuels projets de voyage une fois sur l’île (par exemple si on séjourne en brousse). Il est à noter que l’injection ne fait que ralentir le développement de la maladie si on la contracte, et donc allonger le délai pour se faire administrer les médicaments antirabiques suite à une morsure.

 

Les traitements antipaludéens

Nous avons toutes les trois pris des traitements différents, que nous avons bien supportés.

-         Savarine ou malarone[4] (malmène parfois un peu l’estomac), adaptées en zone 2

-         Doxycycline, préconisée pour la zone 3, pour Lucile qui restait trois mois à Mada et partait en zone « isolée ». Le seul effet secondaire constaté est une forte photosensibilisation, qui contraint à appliquer très régulièrement une crème solaire indice 50. Se procurer également un antihistaminique, à prendre en cas d’apparition de petits boutons évoquant une réaction allergique.

En fonction du traitement suivi, la prise est à prolonger pendant 1 semaine à 1 mois après le retour. Une surveillance s’impose également : en cas de fièvre, vomissements et/ou diarrhée, penser à consulter rapidement un médecin.

 

Les puces de sable

Nous n’avons pas été confrontées à ces parasites, à la différence de l’équipe de 2010. Question de chance ou de saison ? Dans tous les cas, portez des chaussettes avec vos claquettes et enfilez vous des chaussures fermées pour toute marche, même pour parcourir une petite distance.

 

Les médicaments excédentaires

A la veille de notre départ de Madagascar, nous avons laissé à Célia une bonne partie du contenu de nos trousses à pharmacie afin de contribuer à la collecte de médicaments et de matériel médical qu’elle mène. Elle nous a expliqué qu’elle remettrait l’ensemble au centre de santé de base de la commune, sous la responsabilité d’un infirmier, non sans fournir une copie de l’inventaire à la mairie de Iarinarivo afin de limiter le risque de détournement de médicaments.

 


3/ Activités réalisées

A. Objectif initial et principales activités

Notre programme a été assez différent de celui des volontaires précédemment envoyés par la Guilde : il nous avait été d’abord annoncé que la pratique du français avec les instituteurs pourrait avoir lieu le matin, et que l’après-midi serait consacré à l’organisation d’activités de loisir en français pour les enfants de Tanjondroa et des villages environnants. Or, au mois de juin l’année  scolaire n’est pas encore terminée ; elle prend fin la 1e quinzaine de juillet (le 7 juillet en l’occurrence). Nous ne saurons trop vous conseiller de vous concentrez sur le témoignage de volontaires partis à la même période que la vôtre.

 

En ce qui nous concerne, nos principales activités ont finalement été :

-         Des cours de français dispensés aux enfants le matin en classe, en s’appuyant sur les manuels scolaires et les consignes des enseignants.

-         Des conversations en français avec les instituteurs l’après-midi (sauf le vendredi), sur différents sujets de la vie quotidienne en France et à Madagascar, et/ou une initiation à l’informatique suite au don d’un ordinateur portable par Aéro-partage (rudiments sous word et dans une moindre mesure sous excel).

-         A défaut de pouvoir proposer des activités sportives ou récréatives aux enfants en période scolaire, nous avons pris un peu de temps sur les cours de français pour enseigner à chaque classe une chanson et une chorégraphie très simple pour l’accompagner, en prévision de la kermesse de fin d’année que nous avons organisée avec le soutien des enseignants.

Durant la semaine précédant la kermesse, nous avons eu le plaisir d’être rejointes par Marie, amie de Lucile en séjour à Madagascar, qui a participé activement à l’organisation. Les instituteurs nous ont également bien aidées le vendredi en question, notamment en tenant des stands.

A cette occasion, les activités suivantes étaient proposées aux élèves : lancer d’adresse, saut de grenouilles, jeu de massacre, course de vitesse à 4 pieds, dessin dans le noir, boîte mystère et localisation d’un pays sur le globe. Dans chaque classe, les plus méritants ont reçu une médaille et un magazine, et tous les enfants un kit de coloriage et un goûter (préparé par les cantinières).

 

B. Public concerné

Nos actions étaient dirigées vers deux publics très différents :

-         Les 5 instituteurs, dont la Directrice, se sont déclarés intéressés par les cours de conversation. Leurs niveaux respectifs et leur aisance à l’oral étant assez hétérogènes, nous avons décidé de privilégier les exercices permettant à chacun de participer, soit de manière individuelle (tour de table) soit dans des conversations à trois.

-         La demande de l’équipe pédagogique concernait les 5 niveaux du cycle primaire, soit environ 265 enfants répartis en effectifs de 30 pour les plus jeunes à près de 70 élèves dans la classe la plus chargée. Les enfants sont dans l’ensemble assidus et disciplinés tant que l’instituteur est présent en classe.

Les enfants du village commencent à côtoyer le français au début de leur scolarité, à leur entrée à l’école primaire. Voici un aperçu de l’importance du français dans le programme scolaire :

CP1 Alphabet, vocabulaire de base (corps, couleurs, aliments, courses chez l’épicier par ex.), arithmétique en français. Contrairement aux niveaux supérieurs, la classe n’aborde notre langue qu’à l’oral. Aucune note n’est prise en français.

CP2 Lecture de mots, de phrases, dictées de mots (mais ce dernier exercice demeure difficile, même en fin d’année).

CE Cours et manuels scolaires bilingues.

CM (1 & 2) Mathématiques, géographie et sciences de la vie et de la terre sont enseignées en français, en plus des cours consacrés à l’apprentissage de la langue.

C. Organisation quotidienne           

Les cours à l’école d’Ambohinanjakana commencent à 7h30 et finissent à 13h (sauf en CM2 où la sortie est un peu repoussée pour mieux préparer l’examen final). Les matières se succèdent toutes les demi-heures, le français étant généralement étudié à deux reprises chaque jour. Les personnes habituées à consulter l’heure sur leur portable sont invitées à prévoir une montre !

Les premiers jours, nous nous sommes présentées à l’école dès 7h30 et nous sommes tenues aux horaires de français indiqués par les instituteurs. Mais nous avons constaté que ce système présentait des inconvénients significatifs, tant pour nous que pour les élèves : nous manquions de temps libre au centre pour préparer nos activités avant la nuit, alors que nous passions de longues périodes en classe sans intervenir, et risquant de distraire les enfants, lors des enseignements en malgache. Par conséquent, nous avons rapidement demandé aux professeurs de réviser quelque peu l’organisation de la journée pour intervenir à l’école de 9h30 à 13h.

 

Journée type

6h45–7h45 : lever, petit-déjeuner

7h45h–9h10 : temps libre (attention à ne pas trop ouvrir les portes sous peine de visites matinales malgaches, certes agréables mais vous détournant de la préparation des cours)

9h10–9h15 : départ du centre de vie pour l’école

9h30–13h : cours de français dans 1 ou 2 classes selon les jours

13h15–14h : déjeuner au centre de vie (et changement d’exposition des lampes solaires ;)

14h–16h : cours de français et/ou d’informatique au centre de vie avec les instituteurs

16h–18h : temps libre, pompage de l’eau (pour la douche en particulier, dont la température est mieux tolérée à ce moment de la journée) et visites inopinées

18h00–20h : dîner

20h–21h/21h30 : à vos lampes torches, romans et autres mots fléchés ou carnets de voyage !

Etrangement, le rythme de 8 à 10 heures de sommeil s’imposera à votre organisme sans grande difficulté, le chant matinal des coqs et le passage des charrettes aidant à se réveiller avec le village!

4/ Conseils pratiques

A. À emporter

Les éléments indispensables au niveau personnel sont :

- Un bon sac à dos - et sa toile imperméable si vous prévoyez de beaucoup voyager.

- Des T-shirts, à manches courtes et longues voir des débardeurs selon la période.

- Des vêtements chauds, notamment des pulls, une bonne polaire et une écharpe (de demi-saison). Si vous souhaitez voyager léger, prenez des caleçons longs pour mettre sous vos pantalons de toile.

- Une veste imperméable (en hiver, les précipitations sont rares mais pas exclues).

- De bonnes chaussures fermées pour les excursions mais aussi pour les pistes de terre fine des Hautes-Terres.

- Des serviettes de toilette en micro-fibre pour leur légèreté.

- Vos affaires de toilette basiques mais aussi du spray anti-moustique[5], une pince à épiler, un petit flacon de solution hydro-alcoolique pour l’hygiène des mains (à emporter partout ou presque).

- Une trousse à pharmacie.

- Un sac de couchage est recommandé, assorti d’un sac à viande si vous souhaitez avoir plus chaud.

- Une paire de lunettes de soleil

- Le maillot de bain peut servir si vous vous rendez sur la côte.

- Un appareil photo (accompagné ou non de batterie et carte SD de rechange).

- Un téléphone débloqué (au moins un par équipe).

- Une play list sur clé USB ou carte SD, à écouter sur la radio portable achetée par Célia lors de notre séjour. Assez puissant, ce petit poste doit pouvoir être utilisé à l’école avec les enfants à condition de le garder dans un endroit sûr durant la matinée et le rapporter ensuite au centre.

- Des livres et des magazines.

- Une tenue pour le dimanche (si,si :) et les soirées en week-end.

- La carte d’assurance personnelle remise par la Guilde au chef d’équipe.

- Une photocopie du passeport, du visa, du certificat de vaccination, des ordonnances, de la carte d’assurance, du billet d’avion, des numéros d’urgence.

- Les numéros d’opposition de sa carte bancaire en cas de vol.

- Des cadenas pour les bagages en soute et les petits hôtels.

- Pour l’aspect pratique : une bobine de ficelle, un canif, une carte de Madagascar.

Quant aux fournitures pour vos activités, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de Célia dans les semaines précédant votre arrivée, car le matériel de papeterie disponible au centre évolue en fonction des consommations et apports des bénévoles auxquels vous succéderez (actuellement, deux jeunes femmes sont présentes).

B. À laisser chez soi

- Shorts

- Sandales, même de marche (sauf si vous êtes prêt à les porter avec des chaussettes…)

- Pantalons trop clairs ou foncés, particulièrement « réactifs » à la poussière qui se dépose partout. Cela vaut aussi pour les chaussures, à moins que vous vous soyez lassé de leur couleur actuelle !

- Sels de réhydratation orale (n’en achetez pas, ils sont inutiles pour les adultes)

- Bijoux (même les bijoux fantaisie, une pochette en contenant ayant disparu du sac d’Aurore en classe alors qu’elle ne les avait pas portés auparavant au village)

- Bidons pour l’eau : il y en a déjà au centre de vie.

C. Visa, argent, sécurité

Tout d’abord pour ce qui est du visa, les règles peuvent varier en fonction de la date et du fonctionnaire gérant la demande. Nous vous conseillons de consulter le site de l’ambassade de Madagascar en France, d’y télécharger le formulaire à compléter, d’y joindre la photocopie du passeport et le règlement éventuel. Pour un séjour de moins de 30 jours, le visa est gratuit  et peut être fait directement à l’aéroport de Tana.

Nous vous conseillons de partir avec la moitié de votre budget prévisionnel en euros, de changer 100 à 150 € à l’aéroport avec Célia (taux négocié), et de retirer en milieu de séjour. Cette opération est en général facturée un peu plus de 4 euros par les banques. Préférez une carte visa à une mastercard acceptée par une minorité de distributeurs. Puisqu’un euro vaut environ 3000 ariary et que le plus gros billet est de 10 000 ariary seulement, attendez-vous à recevoir une liasse conséquente, plus ou moins facile à ranger et à dissimuler. Quand vous vous rendrez dans un bureau de change, n’hésitez pas à demander une partie de la somme en petites coupures pour vos dépenses courantes.

Lors de vos négociations avec les commerçants, si le prix semble mirobolant pour Madagascar, vérifiez immédiatement qu’il est question de francs malgaches (ancienne monnaie, 1 ariary = 5 FMG). Un expatrié nous a indiqué que le prix proposé de prime abord à un vazaha était le double du tarif normal au moins. Nous avons vérifié dans la pratique que, pour l’achat de souvenirs, beaucoup de vendeurs acceptent assez facilement de diviser par deux le montant initial.

Il nous a été vivement recommandé de prendre un taxi dès la tombée de la nuit à Tana, et ce même pour les petites distances, car on trouve en plein centre ville de petites ruelles mal éclairées donnant sur des artères plus fréquentées, d’où des voleurs armés peuvent surgir !

Attention à ne pas faire étalage de ses richesses à l’école non plus : à la fin du mois, Carine a eu la mauvaise surprise de se faire dérober son appareil photo par des élèves de CP1. Celui-ci se trouvait dans son sac, posé sur le bureau ! Il n’a pas été restitué malgré les sanctions contre les fautifs et la menace de déposer plainte à la gendarmerie, finalement mise à exécution sur les conseils de Célia et de son mari. Les deux garçons ont finalement été privés de kermesse et de spectacle.

Nous vous recommandons donc de n’emporter que le strict minimum à l’école, les chambres du centre fermant à clé. Et si vous ne voulez pas vous séparez de votre passeport ou de votre carte bancaire, munissez-vous d’une pochette et ne la laissez pas sans surveillance !

D. Les week-ends

Nous avons bénéficié de 2 jours fériés qui nous ont permis de nous rendre à Antananarivo, puis de là à :

- Antsirabe et dans ses environs

(A 10 Km, se trouve l'impressionnant Tritriva. A 1800 m d'altitude, ce mystérieux lac d’une profondeur de 160 m se loge dans le cratère d'un volcan éteint.)

- à Andasibe où nous avons observé de près des lémuriens comme l’indry-indry (la photo ci-contre est de Lucile)
E. Lexique 

La langue merina, de l’ethnie du même nom, appartient au groupe dit « barito » de la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes. Standardisée par les missionnaires britanniques qui traduisirent la Bible en 1823-1835, elle est à la base du « malgache officiel ».

De nos jours, elle est la langue maternelle d’un quart de la population malgache environ. L’unité linguistique dans l’île est relative : on constate de nombreuses spécificités régionales, notamment ethniques.[6]

 

Pour le vocabulaire de base, nous vous signalons les lexiques suivants :

Petit lexique Franco-Malgache(tiré du VOCABULAIRE A L'USAGE DU VOYAGEUR de Michel Luppens)

http://dico.malgache.free.fr/DicoMalgache4conv.html

http://www.gasikara.net/Langue.php

www.coursdemalgache.compour écouter en ligne la prononciation !

 

Plus de ressources, notamment des dictionnaires en ligne sur le désormais classique LEXILOGOS :

http://www.lexilogos.com/malgache_langue_dictionnaires.htm

 

5/ Bilan

A. Points forts

Les résultats des élèves témoignent d’une progression par rapport à 2009, avant que des bénévoles ne se succèdent régulièrement à l’école. En 2011, le taux de réussite au certificat d'études primaires élémentaires (CEPE) s’élève à 89,5%. Cela représente 5 élèves recalés, dont 2 inscrits dans l’établissement au mois de mai seulement. Tous les enfants ayant réussi à cet examen de fin de cycle ont eu une place au collège à Iarinarivo, ce qui est hélas assez rare pour être relevé.

Le texte des chansons a été très bien assimilé par les enfants, et le spectacle final a été apprécié des personnes présentes, y compris des enseignants (qui nous avaient préparés à cette occasion un vrai festin). Nous avons nous-mêmes chanté avec les instituteurs, en français puis en malgache, « Aux Champs-Elysées », devenue à l’intention des habitants « Là, à Tanjondroa » ou « Eto Tanjondroa ». Nous ne sommes pas sûres que les spectateurs en aient bien compris les paroles, mais le message est passé et ils ont beaucoup ri. Nous avons été surprises d’apprendre qu’il s’agissait du premier petit spectacle organisé à l’école. Nous pensons qu’une telle initiative pourrait être reconduite pour clore la prochaine année scolaire.

 

B. Difficultés rencontrées

Le faible niveau de français des enfants, parfois même des plus grands, a rendu souvent difficile la communication avec eux. Ne pas hésiter à commencer dans toutes les classes par une révision de l’alphabet et en particulier de la prononciation des lettres en fonction de leur place dans le mot. Les sonorités du français sont assez éloignées de celles du malgache et demandent donc qu’on y consacre le temps nécessaire. Il s’agit bien d’enseigner le français langue étrangère, et des professeurs seraient les mieux placés pour assurer une telle mission. Pour des débutants, il est particulièrement difficile de retenir l’attention des élèves, voire même de faire régner le calme en classe, quand le professeur responsable s’absente, ce qui est assez fréquent. L’apprentissage par le jeu est à privilégier. Il faut savoir que les enfants n’ont pas la chance de pouvoir se dépenser lors de cours d’éducation physique, car l’école n’a ni matériel ni terrain se prêtant à la pratique d’un sport.

L’emploi du temps établi en concertation avec les instituteurs n’a pas toujours pu être respecté, et ce pour plusieurs raisons :

-         la récréation, durant 20 à 30 minutes, n’intervient pas à un horaire bien régulier,

-         les autres matières peuvent se prolonger (par ex. en cas d’interrogation écrite) et décaler le créneau en principe consacré au français,

-         nous avions nous-mêmes souvent du mal à nous limiter à une intervention d’une demi-heure sans avoir l’impression que le contenu n’était pas bien assimilée (découverte de la leçon, explications, prise de notes, jeu de rôle ou exercice voire correction).

Dans ces conditions, nous avons fait de notre mieux pour passer ¾ d’h à 1h par jour avec chaque classe.

Avec un peu de recul, un ou deux volontaires de plus auraient été les bienvenus : nous aurions pu rester chacun dans la même classe durant tout le mois, de façon à ce que les enfants s'habituent à nous et se montrent moins timides. En outre, nous aurions pu passer plus de temps dans chaque classe et être ainsi associés à l’enseignement en français d’autres matières (leur nombre va en augmentant avec les années de scolarisation). Enfin, le suivi du programme scolaire et de la progression des enfants aurait été plus facile à réaliser.

Une concertation sur la leçon du lendemain avec les enseignants plus approfondie et quotidienne permettrait de mieux les associer aux leçons et éviter qu’ils ne perdent cette occasion de pratiquer le français avec leurs élèves. En outre, des cours réalisés en vrai binôme avec les instituteurs contribueraient à mettre les élèves à l’aise en notre présence et à nouer des relations encore plus enrichissantes les enseignants. Nous suggérons donc à de futurs volontaires qui auraient une mission comparable de consacrer chaque après-midi ¼ d’h à ½ h du cours de français avec les enseignants à la préparation de la leçon du lendemain, en s’appuyant de préférence sur les supports proposés dans les manuels.

 

Bon voyage !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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vue observée depuis le centre de vie


ANNEXES

En prévention : trousse de pharmacie type 


Pour vous aider à constituer la vôtre, nous avons voulu cet inventaire aussi complet que possible, afin de permettre à chacun de l’adapter selon ses besoins et les conseils de son médecin.


Si vous êtes sous traitement médicamenteux, emportez avec vous la quantité de médicaments nécessaire à la durée du voyage et prévoyez une ordonnance de réserve. Il est également recommandé de mettre dans vos valises une quantité supplémentaire, afin de parer à toute éventualité (départ retardé, perte ou vol du bagage à main,...).

Les médicaments systémiques (qui se propagent dans tout le corps)

  Antalgiques (calment la douleur), antipyrétiques (contre la fièvre) et anti-inflammatoires.

  Antidiarrhéiques, antiacides, ralentisseurs du transit intestinal, laxatifs, antiémétisants (contre les vomissements), antiseptiques intestinaux et antispasmodiques contre les douleurs abdominales.

  Médicaments contre le mal des transports.

  Antihistaminiques.


Autres produits

  Traitement préventif et curatif contre le paludisme.

  Moustiquaire imprégnée d'insecticide rémanent[7].

  Produits pour purifier l'eau : désinfectant pour l'eau, purificateur, filtre microbien,...
  Antiseptique cutané et compresses stériles.

  Bande de gaze, coton, bandages, pansements auto-adhésifs, pansements pour les ampoules

  Produit de rinçage oculaire, collyre, gouttes auriculaires, gouttes nasales.

  Contraceptifs oraux, préservatifs, protections périodiques.

  Boules anti-bruit, anxiolytique, léger sédatif.

  Epingles de sûreté, petits ciseaux, pince à épiler, seringues et aiguilles stériles.

  Thermomètre incassable.

  Collyre antiseptique et produit de rinçage oculaire.

  Crème anti-inflammatoire pour les entorses et autres petits traumatismes.

  Pommade anti-irritante et cicatrisante, pommade pour les brûlures.

  Pommade antiseptique, pommade contre les coups.

  Gants à usage unique.

  Produits anti-moustiques.

  Protection solaire, écran total, bâtonnet de protection des lèvres, traitement des coups de soleil.

  Divers: chaussures de marche fermées, allumettes, canif, élastiques, fil et aiguille, cure-dents, pantalon long et T-shirt à longues manches.

Si vous avez des problèmes de vue

  Verres de contact, étui de transport, liquide nettoyant et conservateur, larmes artificielles.

  Lunettes correctrices habituelles et paire de secours, étuis, nettoyant.

 

 

 


 bénévoles La Guilde juin 2011

 


 

 

 



[1] Cf. en annexe une liste type pour composer une trousse à pharmacie de voyage, ainsi que les numéros médicaux d’urgence à Madagascar.

[2] NB : si vous faites appel aux services d’Andry pour la cuisine, sachez qu’il habite Ambohidratimo et qu’il lui est donc plus facile de faire les courses en partant de chez lui, le matin. Merci pour lui de lui indiquer la veille au soir si vous avez besoin ou envie de produits alimentaires particuliers, afin de lui éviter un aller-retour en vélo.

[3] Il est vivement conseillé de faire débloquer son téléphone en France. Pour les Parisiens à la recherche d’une boutique qui propose ce service, vous en trouverez par exemple plusieurs rue de Ménilmontant (sur la ligne 2, nord du 20ème).

[4] A Paris et dans d’autres grandes villes de France, il est possible de se fournir de cet antipaludéen à moindre coût dans des pharmacies qui le vendent en-dessous de son prix conseillé (la réduction peut frôler les 30%).

[5] Le répulsif Tropic de 5 sur 5, dont on s’asperge directement la peau, est efficace et sent bon pour un anti-moustique !

[6] Source : http://ambodimanga.pagesperso-orange.fr/preambule.htm

[7] Pour ceux qui voudraient s’équiper d’une moustiquaire rectangulaire (confortable et efficace à la fois, mais difficile à trouver), l’entreprise Dousoux en vend à tarif raisonnable, tant par correspondance que dans ses deux boutiques parisiennes. Pour plus d’informations, consulter www.doursoux.com

 

Tag(s) : #Rapports de missions bénévoles

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